Le Luxembourg prend position contre la torture

Le Luxembourg prend position contre la torture

Déclaration officielle à l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture 2015

Déclaration conjointe du ministre des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn, et du ministre de la Justice, Félix Braz, à l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture

Communiqué – Publié le 26.06.2015 sur le portail de l’actualité gouvernementale

À l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, nous aimerions réaffirmer l’engagement ferme du Luxembourg en faveur de la prévention et de l’éradication de la torture et des autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. La torture est clairement et univoquement interdite par le droit international en toute circonstance.

À toutes les victimes de la torture, où qu’elles se trouvent dans le monde, nous exprimons le soutien et la solidarité du gouvernement et du peuple luxembourgeois. Nous ne sommes pas indifférents à vos souffrances.

L’impunité pour les crimes de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants mène à un cercle vicieux. La communauté internationale a un devoir solennel d’y mettre fin.

Nous rendons hommage à l’engagement de millions de défenseurs des droits de l’homme dans la lutte contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et nous condamnons sans réserve la répression à laquelle beaucoup parmi eux sont exposés. Les défenseurs des droits de l’homme méritent une protection sans faille afin de pouvoir faire leur travail indispensable pour les droits de l’homme et l’état de droit.

Le Luxembourg a ratifié la convention des Nations unies contre la torture et son protocole facultatif et appelle tous les États qui ne l’ont pas encore fait à suivre cet exemple. Le Luxembourg se soumet régulièrement à l’examen du Comité contre la torture de l’ONU: le dernier examen en date a eu lieu les 27 et 28 avril 2015 à Genève. Nous coopérons de même avec le Comité européen pour la prévention de la torture du Conseil de l’Europe, qui a visité le Luxembourg du 28 janvier au 2 février 2015. Les Institutions nationales des droits de l’homme, notamment la médiateure du Grand-Duché de Luxembourg, ainsi que les organisations de la société civile, jouent également un rôle de premier ordre pour veiller à ce que le gouvernement s’acquitte de ses responsabilités.

En tant que Présidence entrante du Conseil de l’Union européenne au second semestre de l’année 2015, le Luxembourg continuera d’appuyer les efforts des institutions de l’UE dans la lutte contre la torture au niveau européen et mondial. De même, nous œuvrerons pour le respect des droits de l’homme universels et indivisibles dans le contexte de l’application de toutes les politiques de l’UE, notamment aussi la migration et la lutte antiterroriste.

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En février 2018, le Bénin abolissait définitivement la peine de mort. À cette occasion, le Président du Bénin a commué en réclusion à vie les peines des 14 condamnés à mort encore en détention. Ces prisonniers avaient passé plus de 20 ans dans les couloirs de la mort, vivant dans une seule cellule aux dimensions exiguës, dans des conditions inhumaines, dégradantes et dangereuses pour leur santé physique et psychique.

Pendant des années, des groupes de la société civile, dont l’ACAT Bénin et Amnesty International, étaient intervenus en faveur de ces 14 condamnés et avaient mené des actions en vue de l’abolition effective de la peine de mort au Bénin. En 2019, une délégation sud-africaine et luxembourgeoise de l’Institute for Healing of Memories a pu leur rendre visite dans leur lieu de détention, la prison civile d’Akpro-Missérété, à 40 kilomètres de Cotonou.
Parmi ces prisonniers se trouvait Yaovi Azonhito. En janvier 2022, grâcié par le Président de la République, il a retrouvé la liberté. Aujourd’hui, il vit dans une grande précarité. Depuis sa libération, il est engagé aux côtés de l’ACAT Bénin dans la lutte pour les droits humains. Avant sa venue au Luxembourg, il participera comme témoin au 8e Congrès mondial contre la peine de mort, qui se déroulera à Berlin du 15 au 18 novembre. Il s’y rendra avec Pascal ZOHOUN, président de l’ACAT Bénin, qui l’accompagnera également au Luxembourg.

Par cette manifestation, à laquelle participera également un intervenant d’Amnesty International Luxembourg, les organisateurs souhaitent, d’une part, célébrer les progrès réalisés ces dernières années dans la lutte contre la peine de mort, tels que l’abolition de celle-ci au Bénin ; et, d’autre part, souligner le travail qu’il reste à faire et appeler à une mobilisation pour éradiquer cette sanction cruelle et inhumaine à travers le monde.

Lors de la soirée du 22 novembre, des interludes musicaux seront assurés par le violoniste Vincent SOUBEYRAN.