La prévention de la torture: est-ce que ça marche?

« OUI, LA PRÉVENTION DE LA TORTURE : ÇA MARCHE »

Conclusions clés d’une étude mondiale faisant le bilan de 30 ans de prévention de la torture

Septembre 2016

Dans le contexte actuel, le risque du recours à la torture et à d’autres mauvais traitements est dorénavant largement reconnu au niveau mondial, mais l’interdiction absolue de cette pratique continue d’être remise en cause et la justification de la torture dans certaines situations est même invoquée. Pour autant, des avancées notables ont été accomplies durant ces trente dernières années pour prévenir les abus commis en détention. Il restait cependant à attester, par un travail de recherche indépendant, de leur impact effectif. Même si la torture a fait l’objet d’un grand nombre de travaux, aucun n’a analysé quelles mesures de prévention avaient l’impact le plus important sur la réduction du risque de torture.

C’est pourquoi l’Association pour la prévention de la torture (APT) a commandé, en 2012, une recherche académique indépendante menée au niveau mondial pour répondre à cette grande interrogation : La prévention de la torture : est-ce que ça marche ? L’enjeu de cette recherche ambitieuse était de favoriser un débat public mieux informé et fondé sur des données objectives et concrètes qui prouvent l’impact des mesures de prévention de la torture.

En juillet 2016, Richard Carver et Lisa Handley ont publié les résultats de leurs recherches dans un ouvrage intitulé : « La prévention de la torture : Est-ce que ça marche ? » (titre original en anglais «Does Torture Prevention Work?»).¹ Cette étude s’appuie sur une nouvelle méthodologie développée par les auteur·e·s, qui combine des méthodes quantitatives et qualitatives pour évaluer l’impact des mesures de prévention de la torture. Cette méthodologie a été appliquée par des équipes de recherche dans 16 pays sur une période de 30 ans (1985-2014).

Cette étude analyse plus de 60 mesures préventives et identifie celles qui ont un impact significatif sur le recours à la torture. La  conclusion générale de cette enquête est que, oui, la prévention de la torture fonctionne et que certaines mesures sont plus efficaces que d’autres pour réduire le risque de torture.

 

Oui, la prévention de la torture, ça marche

Etude de l’APT sur 30 ans de prévention de la torture dans le monde

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En février 2018, le Bénin abolissait définitivement la peine de mort. À cette occasion, le Président du Bénin a commué en réclusion à vie les peines des 14 condamnés à mort encore en détention. Ces prisonniers avaient passé plus de 20 ans dans les couloirs de la mort, vivant dans une seule cellule aux dimensions exiguës, dans des conditions inhumaines, dégradantes et dangereuses pour leur santé physique et psychique.

Pendant des années, des groupes de la société civile, dont l’ACAT Bénin et Amnesty International, étaient intervenus en faveur de ces 14 condamnés et avaient mené des actions en vue de l’abolition effective de la peine de mort au Bénin. En 2019, une délégation sud-africaine et luxembourgeoise de l’Institute for Healing of Memories a pu leur rendre visite dans leur lieu de détention, la prison civile d’Akpro-Missérété, à 40 kilomètres de Cotonou.
Parmi ces prisonniers se trouvait Yaovi Azonhito. En janvier 2022, grâcié par le Président de la République, il a retrouvé la liberté. Aujourd’hui, il vit dans une grande précarité. Depuis sa libération, il est engagé aux côtés de l’ACAT Bénin dans la lutte pour les droits humains. Avant sa venue au Luxembourg, il participera comme témoin au 8e Congrès mondial contre la peine de mort, qui se déroulera à Berlin du 15 au 18 novembre. Il s’y rendra avec Pascal ZOHOUN, président de l’ACAT Bénin, qui l’accompagnera également au Luxembourg.

Par cette manifestation, à laquelle participera également un intervenant d’Amnesty International Luxembourg, les organisateurs souhaitent, d’une part, célébrer les progrès réalisés ces dernières années dans la lutte contre la peine de mort, tels que l’abolition de celle-ci au Bénin ; et, d’autre part, souligner le travail qu’il reste à faire et appeler à une mobilisation pour éradiquer cette sanction cruelle et inhumaine à travers le monde.

Lors de la soirée du 22 novembre, des interludes musicaux seront assurés par le violoniste Vincent SOUBEYRAN.