Suite de notre intervention du mois de novembre 2018
pour Germain Rukuki

BURUNDI

Mai 2019

Plus de quatre mois après son audience en appel devant la Cour d’appel de Bujumbura, le 26 novembre 2018, le dossier de Germain Rukuki a disparu… Condamné en première instance à 32 ans de prison pour avoir travaillé avec l’ACAT-Burundi, Germain Rukuki espère que justice lui sera rendue face aux nombreuses irrégularités dont il a fait l’objet depuis son arrestation en juillet 2017.

Pour avoir été membre de l’ACAT-Burundi, Germain Rukuki a été condamné à 32 ans de prison par le tribunal de grande instance de Ntahangwa, le 26 avril 2018, à l’issue d’une procédure judiciaire inique, entachée de nombreuses irrégularités. Il s’agit de la plus longue peine d’emprisonnement infligée à un défenseur des droits humains au Burundi.

Respectueux de l’état de droit, Germain Rukuki a fait appel de sa condamnation injustifiée. Il attend toujours la décision de la Cour d’appel, qui était initialement attendue dans les 30 jours suivant l’audience en appel (qui s’est tenue le 26 novembre 2018).

La perte de son dossier judiciaire viole le droit de Germain Rukuki à un procès équitable ; cet évènement s’ajoutant aux multiples autres irrégularités et retards qui ont caractérisé la procédure judiciaire engagée à son encontre depuis son arrestation en juillet 2017. Trois experts des Nations unies ont récemment appelé à sa libération, ainsi que vingt et une ONG burundaises et internationales dans un appel commun.

Cette condamnation injustifiée et la perte du dossier sont une nouvelle illustration de la répression systématique et violente dont font l’objet les organisations de la société civile et défenseurs des droits de l’homme burundais et qui avait déjà été dénoncée par plusieurs experts indépendants des Nations unies en août 2017. Depuis 2015, début de la crise que traverse le Burundi, plusieurs associations ont été radiées et un grand nombre de défenseurs des droits de l’homme ont disparus, été arrêtés, poursuivis ou contraints de partir en exil.

En savoir plus : notre premier appel pour Germain Rukuki, notre Appel du Mois de novembre 2018 à destination du Burundi

 

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