ARRESTATION D’UN DÉFENSEUR COPTE DES DROITS HUMAINS

EGYPTE

Janvier 2020

Le 23 novembre au matin, 7 policiers en civil ont arrêté Ramy Kamel, un défenseur copte connu pour dénoncer les discriminations et les violences que subissent les membres de la communauté copte.

Dans un contexte de répression accrue contre toute opposition ou voix critique au régime, le défenseur des droits humains Ramy Kamel a été arrêté à son domicile par 7 policiers en civil, sans mandat d’arrêt. De nombreux documents de travail, ainsi que son téléphone, son ordinateur et son appareil photo ont également été saisis. Alors qu’il souffre d’asthme, il lui a été interdit de prendre son traitement médical avec lui. Amené puis interrogé, sans la présence de son avocat, durant toute la journée dans un lieu inconnu, il y aurait subi des actes de tortures et des mauvais traitements.

Il n’est réapparu que le lendemain devant le procureur de la sûreté de l’Etat qui a retenu comme charges la participation à un groupe terroriste et son financementla réception de fonds étrangersla diffusion de fausses informations et troubles à l’ordre public à travers l’usage de réseaux sociaux. Il a ensuite été transféré à la prison Tora, en détention provisoire pour 15 jours reconductibles. Depuis qu’il est emprisonné, il n’a pu recevoir la visite de sa famille et a passé plusieurs jours en interrogation avec un accès limité à son avocat.

Deux semaines environ avant son arrestation, Ramy Kamel avait déjà été convoqué par la sûreté de l’Etat dans le but de faire pression sur lui pour qu’il cesse ses activités. Depuis la révolution de 2011, Ramy s’est engagé dans la défense de l’identité et des droits de la communauté copte. Il était l’un des fondateurs de l’Union des Jeunes de Maspero, créée à la suite du massacre de Maspero, perpétré au Caire en Octobre 2011 par les forces de sécurité et l’armée contre des manifestants pacifiques principalement coptes. Ramy dénonçait également l’absence de réaction de la part de l’Etat voire sa complicité dans certaines situations. En avril dernier, il avait rédigé un rapport sur les discriminations que subissent les coptes depuis l’arrivée de al-Sissi au pouvoir. Selon le CIHRS, Il devait également participer au Forum sur les questions relatives aux minorités organisé par les Nations Unies à Genève les 28 et 29 novembre 2019.

 

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