Menace de mort et harcèlement

VIETNAM

Novembre 2019

A la suite d’une visite le 6 septembre dernier, l’épouse de Nguyn Ngc Ánh a révélé que son mari était victime d’actes de harcèlement perpétrés sans relâche par des co-détenus au centre de détention de Binh Phu, dans la province de Ben Tre, sans que les autorités ne réagissent

 Détenu dans la section réservée aux criminels de droit commun, Nguyen Ngoc Anh a rapporté avoir été battu avec des ustensiles de cuisines, empêché d’accéder à son couchage et constamment insulté. Plusieurs co-détenus l’ont menacé de mort en affirmant qu’ils ne seraient même pas tenus responsables de son décès – un signe selon Nguyen Ngoc Anh qu’ils bénéficient de la protection de l’administration du centre de détention. Le militant a également surpris une conversation entre son co-détenu et un autre prisonnier, au cours de laquelle son co-détenu admettait à contrecœur qu’il allait devoir attaquer et tuer Anh pour obéir à « leurs » ordres.

Il est courant que des prisonniers de droit commun se voient offrir des réductions de sentences en échange d’actes de harcèlement voire de violence à l’encontre de prisonniers politiques, afin d’épuiser ces derniers et les forcer à plaider coupable. La police a également confisqué les effets personnels de Nguyen Ngoc Anh et a puni des prisonniers ayant fait preuve de sympathie avec lui.

 

Comme nombre de Vietnamiens, Nguyen Ngoc Anh, un éleveur de crevettes de 38 ans du Sud du Vietnam, avait pris l’habitude de partager sur Facebook ses commentaires sur l’actualité des questions sociales, politiques et environnementales de son pays. A cause de ses écrits, il a été arrêté le 30 août 2018 et placé en détention. Le 6 juin 2019, un tribunal provincial l’a condamné à six ans de prison pour ses publications « anti-Etat » en vertu de l’article 117 du Code pénal vietnamien (anciennement article 88), assortis de cinq ans d’assignation à résidence. N’ayant pas bénéficié de représentation légale en première instance, Nguyen Ngoc Anh a engagé un avocat pour préparer son recours en appel mais n’a pas encore été autorisé à le rencontrer pour préparer sa défense.

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