DETENTION ILLEGALE, CONDITIONS INHUMAINES, TABASSAGE, TORTURE

GABON

Mars 2019

Bertrand Zibi Abeghe

Bertrand Zibi Abeghe, ancien député, aujourd’hui proche de l’opposant Jean Ping, passe ses journées à attendre dans le quartier disciplinaire de la prison centrale de Libreville. Il attend des nouvelles de la Justice. Arrêté fin août 2016, il n’a toujours pas été jugé et aucun procès n’est en vue.

En pleine campagne pour l’élection présidentielle d’août 2016, alors que le candidat sortant Ali Bongo est en déplacement dans le département du Haut-Ntem, Bertrand Zibi Abeghe, alors député du Parti démocratique gabonais (parti au pouvoir), décide, le 23 juillet 2016, de démissionner publiquement de ce parti, en plein meeting à Bollosoville, face au chef de l’Etat. Un mois plus tard, dans la nuit du 31 août 2016, il est arrêté au sein du quartier général du candidat de l’opposition Jean Ping. Il passe les quatre premiers jours de sa détention à la Direction générale des recherches (DGR), où il est maintenu au secret. Il subit alors des violences. Il est ensuite transféré à la prison centrale de Libreville.

Ses avocats ont déposé plusieurs demandes de liberté provisoire que le juge d’instruction a rejetées à chaque fois. Bertrand Zibi Abeghe est un prisonnier politique, détenu pour avoir eu l’outrecuidance de démissionner du parti au pouvoir devant le président de la République.

Il a été bastonné à plusieurs reprises en détention. Le 15 janvier 2018, il a été tabassé après la découverte d’un téléphone portable dans la cellule commune qu’il partageait avec d’autres détenus. Il a été enchaîné, battu jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Il a ensuite été placé à l’isolement. Ses avocats, qui lui ont rendu visite, ont trouvé Bertrand Zibi Abeghe, le regard hagard, avec de nombreux hématomes sur le corps. Il n’avait ni bu ni mangé depuis trois jours. Une plainte pour torture déposée par ses avocats a été rejetée sans justification.

A plusieurs reprises, il a été privé d’eau et de nourriture durant plusieurs jours d’affilé. Il a également fait l’objet de mesures disciplinaires injustifiées dont des enfermements à l’isolement dans une cellule sans lumière.

Le 25 septembre 2017, après huit mois de détention provisoire, la justice gabonaise indique à Bertrand Zibi Abeghe qu’il est poursuivi pour « détention illégale d’une arme à feu » (arme que les autorités gabonaises refusent jusqu’à ce jour de faire analyser), « non-assistance à personne en danger » et « crime contre la paix public ». Depuis mai 2018, il n’a plus aucune nouvelle de la justice. Selon le code de procédure pénale, le juge d’instruction doit boucler son enquête endéans 18 mois. Etant donné que Bertrand Zibi Abeghe est détenu depuis plus de 28 mois, sa détention est aujourd’hui clairement illégale.

Nous vous demandons d’intervenir auprès du Premier ministre Nkoghe Bekale pour demander que Bertrand Zibi Abeghe soit libéré et que ses droits fondamentaux soient respectés.

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