RISQUE DE DETENTION POUR UNE ACTIVISTE DES DROITS HUMAINS

EGYPTE

Juin 2019

Arrêtée le 11 mai 2018 pour avoir publié sur Internet une vidéo dans laquelle elle reprochait aux autorités leur inaction dans la lutte contre le harcèlement sexuel, Amal Fathy est restée en détention provisoire pendant 8 mois en 2018. Libérée le 27 décembre 2018 pour être placée en résidence surveillée, elle est immédiatement condamnée le 30 décembre à deux ans de prison pour « publication de fausses nouvelles menaçant la sécurité nationale », « possession de contenus indécents » et « insulte publique envers l’Etat ». A l’heure actuelle, elle se trouve toujours en résidence surveillée.

 Une seconde affaire, pour laquelle elle est notamment accusée d’ « appartenance à un groupe terroriste », concerne sa participation au mouvement de la jeunesse du 6 avril. Cette large organisation de la société civile pro-démocratie et pour la justice sociale a joué un rôle actif durant la révolution et la période de transition post-révolutionnaire. A la suite du coup d’état et du massacre de Rabaa en 2013, la répression a commencé à se tourner vers les militants du mouvement. Amal devient plus discrète dans son engagement Aujourd’hui, Amal Fathy risque encore la prison pour ces deux affaires.

En 2014, elle a épousé Mohamed Lotfy, défenseur des droits humains et ancien chercheur pour Amnesty International, co-fondateur et directeur exécutif de la Commission égyptienne pour les droits et les libertés. Lauréat parmi d’autres défenseurs du prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’État de droit en 2018, Mohamed Lotfy est persuadé que les poursuites à l’égard de sa femme visent également à le nuire. En effet, son ONG suit particulièrement les cas de disparitions forcées en Egypte. Il subit de nombreuses pressions.

En détention, l’état de santé de Amal Fathy s’est dégradé : montrant des signes de dépression, elle était en proie à un stress aigu et sa jambe droite était paralysée. Aujourd’hui, Amal Fathy risque à nouveau d’être emprisonnée dans le cadre de ces deux affaires. Le 2 janvier 2019, son mari, Mohamed Lotfy. a écrit au président égyptien pour qu’il accorde son pardon présidentiel à sa femme.

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